VACANCES

VACANCES

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Un petit article pour prévenir que la suite ne sera pas publiée
avant un petit moment (environ 1 semaine)
car je pars en vacances
(courtes, certes, mais vacances quand même ^^)
Voilà !
(en plus ça me laissera le temps de réfléchir un peu et de vous préparer une suite digne de ce nom !!)

Bsxx

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# Posté le vendredi 01 août 2008 05:31

CHAPITRE n°2


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Le soir, Elena rentra chez elle, repensant encore et encore à ce face-à-face si soudain, si étrange, mais pourtant si agréable. Cependant, elle avait beau se remémorer chacun de leurs gestes, chacun de leurs regards, elle n'arrivait pas à retrouver les sensations qu'elle avait éprouvées. Jamais elle n'avait ressentit ces frissons, cette attirance. Bien sûr, elle avait déjà aimé. Des flirts, des petites amourettes passagères, parfois même des relations sérieuses. Elle avait aimé, mais différemment. Avec Julien, c'était différent. Elle ne recherchait pas la douceur, la tendresse, l'attention qu'on aurait pu lui porter, non, elle avait besoin de quelque chose de fort, de passionnel. Jusqu'à présent, seul Julien semblait capable de lui offrir cet aspect de l'amour. Mais le désirait-il seulement ?

Elle poussa la porte de l'appartement, vide, comme toujours. En effet, Elena vivait le plus clair de son temps seule. Elle avait perdu sa mère à l'âge de trois ans, dans un accident de voiture. Depuis ce jour, elle ne vivait plus qu'avec son père. Ce dernier tomba dans la dépression après cet événement tragique, sa femme étant sa moitié, tous deux ne faisaient qu'un. Il avait perdu un bout de son coeur quand elle avait quitté les siens, peut-être le bout de coeur qui permettait aussi d'aimer Elena. Pour oublier le passé, il se consacra uniquement à son travail. Résultat, il en oublia presque sa fille. Au cours des années, il acquit beaucoup de responsabilités, puis finit par devenir patron d'une grande entreprise internationale, dont le siège se trouvait à Moscou. Elena grandit donc seule, au milieu d'absences répétées, qu'il compensait en la couvrant d'argent et de présents. Elena a finalement su garder une vie saine, grâce à Caroline, qui depuis toute petite, la considéra comme sa propre soeur.

Elena pénétra dans sa chambre, jeta son sac au pied de son bureau, et s'allongea sur son lit. Elle rit de son attitude un rien pathétique, mais finalement collant assez bien à la réalité. Elle observa le plafond, puis ferma ses yeux, essayant de recréer le visage de Julien, la forme de ses traits, mais surtout la profondeur de ses yeux, la force de son regard. Elle resta un long moment ainsi, oubliant le monde qui vivait autour d'elle, oubliant ses peurs, ses soucis, juste pour penser à Lui.

Subitement, son portable se mit à vibrer, l'extirpant de ses rêveries. Elle le saisit en se redressant : APPEL ANONYME

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# Posté le jeudi 07 août 2008 19:01

Modifié le vendredi 08 août 2008 06:00

(suite)

(suite)

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Curieuse de connaître le motif de l'appel, Elena s'empressa de décrocher : - Allô ? - Elena ? - Oui ? - C'est Marc ! Comment vas-tu ? - Marc ?? Oh ça fait tellement longtemps ! Comment t'as eu mon numéro ? - Ton père ... - Ah. - Dis, je suis à Biarritz, là ! T'es chez toi ? - Oui ! Oh, je veux tellement te revoir ! Tu n'as qu'à me rejoindre dans dix minutes sur la plage en face du casino ! - C'est génial ! À tout à l'heure !
Elena raccrocha, en pleures ! Cela faisait plus de huit ans qu'elle n'avait pas revu son cousin. Quand ils étaient plus jeunes, ils passaient toutes leurs vacances ensemble. Le père d'Elena avait une soeur, la mère de Marc. À la mort de la mère d'Elena, sa tante apporta l'amour maternel qu'il manquait à la petite fille. Elle et Marc devinrent donc très proches, malgré la distance qui les séparait. Elle vivait sur la côte basque, et lui dans les Alpes. Un jour, un conflit éclata entre le père et sa soeur. Victimes de cette querelle, les deux enfants furent séparés. Aucun n'essaya de contacter l'autre de nouveau, sans jamais vraiment savoir pourquoi, jusqu'à ce jour.
Elena était bouleversée. En quelques jours, tant d'événements lui étaient durs à digérer. Elle sécha ses larmes, se changea rapidement, attrapa son sac à main, une veste, et sortit en vitesse de l'appartement. En marchant, elle pensa à ce qu'il était devenu, à ce à quoi il pouvait ressembler, et à la raison pour laquelle il débarquait comme ça, dans sa ville, après une si longue absence. N'avait-il pas peur de retrouver une partie de son passé, de ses souvenirs ? Elena fut prise de tremblements quand elle approcha du casino. Elle le longea et atteignit la plage. Le vent soufflait fort, balayant ses cheveux sur son visage. Elle enfila sa veste, puis jeta un coup d'oeil autour d'elle. Rien. Lui avait-il fait une farce de mauvais goût ? Elle attendit quelques minutes puis déçue, s'assit sur le sable. Il n'y avait pas grand monde, seuls quelques surfeurs sillonnant les vagues. Elle fredonna les notes de sa mélodie préférée, se laissant bercer par l'océan.
Soudain, des mains vinrent se plaquer sur ses yeux. Elle sursauta, puis rit. Elle saisit délicatement les doigts étrangers qu'elle sépara de son visage, puis se leva et sauta dans les bras de son cousin, heureuse. Il était assez grand, blond, à l'allure de surfeur, pas très typique des Alpes ! Elena le dévisagea. Malgré le temps, elle reconnaissait encore ses yeux noisettes, son sourire franc et ses traits fins. Il exprimait toujours la même simplicité et joie de vivre.
Marc la prit par la main, et tous deux se baladèrent le long de la plage, en silence. Au bout de quelques minutes, Elena ralentit le pas puis s'assit sur le sable. Naturellement, son cousin fit de même, et s'installa face à elle. D'une voix tremblotante, la jeune fille brisa la gêne qui s'était installée : - Pourquoi avons-nous attendu tant de temps avant de nous revoir ? Marc tourna la tête et entama une observation songeuse de l'océan. De gros nuages se rapprochaient de la côte, chassant les quelques rayons lumineux qui se reflétaient encore sur l'écume des vagues. Il retourna alors à sa contemplation du visage d'Elena, et lui adressa un pauvre sourire d'excuse : - je ne sais pas ... - Pourquoi as-tu choisi de me revoir maintenant ? De nouveau, Marc resta silencieux. Il fouilla dans une de ses poches, et en sortit un vieux papier plié qu'il tendit à Elena. Celle-ci le saisit : - Qu'est-ce que c'est ? - Regarde.
Elle l'ouvrit délicatement, et parcouru les lignes en silence.

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# Posté le mardi 12 août 2008 05:58

Modifié le mardi 12 août 2008 06:13

(suite)

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- Une promesse ... une promesse que nous nous étions faite, avant notre ultime séparation, chuchota Elena. - Ce jour-là, tu étais bouleversée, la maison était envahie de cris, entre ton père et ma mère. Une dispute que nous n'avions pas comprise, et qui semble à ce jour, encore taboue. Alors nous nous étions promis de ne jamais nous disputer, et de nous revoir au plus vite. Mais ce dernier serment ne dépendait pas de nous, malheureusement. Ce jour-là, nous avions signé cet engagement, dit-il en désignant le papier que tenait Elena. Mais le temps a effacé nos promesses comme il a effacé nos souvenirs, notre lien. Il y a deux mois, j'ai retrouvé ce bout de feuille, ce bout d'enfance, d'insouciance, et j'ai voulu te retrouver. Ton père et ma mère s'écrivaient encore, de temps à autre, non par envie mais par principe. J'ai donc facilement obtenu le numéro de ton père, qui m'a donné le tien après quelques insistances de ma part.
Elena le regarda d'un air reconnaissant, mais ne put prononcer un mot. Elle savait cependant qu'elle n'en avait pas besoin. Petits, elle et Marc avaient appris à se comprendre en silence.
Soudain, l'orage qui approchait éclata au dessus de la côte. De grosses gouttes commencèrent à tomber, forçant Elena et son cousin à rentrer. Une fois arrivés à l'appartement, ils s'installèrent autour d'une tasse de thé : - T'es arrivé quand à Biarritz ? - Une heure avant de t'avoir appelé, je crois que tu étais encore en cours, alors j'ai un peu attendu avant de te joindre. - Raconte-moi ce que tu as fait dans ta vie depuis notre séparation. - Hum, c'est assez long, mais je vais tenter de faire un résumé ! Les deux années suivantes, je suis resté dans les Alpes avec mes parents. Puis nous sommes ensuite partis en Angleterre à cause du boulot de mon père. Je suis alors rentré dans une école d'art à Londres. À mes seize ans, je suis revenu en France et j'ai intégré l'ESEC pendant trois ans à Paris, c'est une école d'études cinématographiques. En janvier, je partirai pour Los Angeles dans une université d'art cinématographique là encore. Tu vois, j'ai construit un long bout de chemin pendant tout ce temps. J'ai eu beaucoup de chance, mais j'ai fait des sacrifices, et il me reste pas mal de regrets...
Elena resta bouche-bée. Il s'était construit un avenir, il avait suivi ses rêves. Elle, elle n'avait fait que subir le cours de sa vie, et à ce moment-même, elle avait l'impression d'avoir perdu un temps précieux à ne rien faire.
Marc sembla avoir lu dans ses pensées, car il se leva et la prit dans ses bras. Elena se blottit contre lui, cherchant un peu de chaleur pour se consoler. Il lui chuchota à l'oreille : Tu sais, j'ai beaucoup voyagé, rencontré beaucoup de gens, et je pensai être heureux. C'est vrai, j'avais presque tout : ma liberté, un avenir, une passion ... mais désormais je souffre de n'avoir pas su profiter de l'instant présent, de n'avoir pas eu une vie stable. Il me manque un équilibre. Il faut faire des choix dans la vie, et je ne suis pas sûr d'avoir fait les bons. Profite de ta vie, Elena, ne fais pas les mêmes erreurs que moi. - Merci, Marc.
Le garçon se détacha d'Elena, et essuya du bout de ses doigts les larmes qui coulaient sur les joues de la jeune fille.

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# Posté le mardi 12 août 2008 18:38

Modifié le samedi 16 août 2008 17:23

(suite)

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Ils parlèrent pendant un long moment encore, puis Elena proposa à Marc de rester avec elle à l'appartement autant de temps qu'il le désirait. Il s'installerait dans la chambre de son oncle puisque ce dernier ne rentrerait probablement pas de si tôt. Marc accepta avec grand plaisir. Ils passèrent le restant de la soirée à se raconter leurs aventures, entre les rires et les pleurs.


Le lendemain matin, Elena laissa un mot à son cousin :

Ce petit papier est là pour te rappeler que je suis en cours toute la journée (malheureusement ...) En te souhaitant une agréable journée, Biarritz t'attend pour être visitée ! Bisous, à ce soir.
Elena (ta cousine qui est bien heureuse de t'avoir retrouvé !!!)

Puis elle rejoignit son lycée, le sourire aux lèvres. Caroline se rua vers son amie quand elle l'aperçut. Remarquant cette mimique assez inhabituelle pour un matin de cours, elle fixa Elena d'un air interrogateur. Elle n'eut cependant pas besoin de prononcer quoi que ce soit puisque la jeune fille livra automatiquement le déroulement de sa soirée ! À la fin de son récit, Elena prit une grande inspiration, puis finalement, radieuse, céda à son envie de sauter dans les bras de son amie.
Toutes deux rejoignirent ensuite leur salle de classe, un peu avant la sonnerie. Leur matinée débuta par deux heures de travaux pratiques de Chimie. Mais leur professeur avait la malheureuse manie de refaire à chaque séance, des duos différents. Cependant ce jour-là, Elena ne se souciait guère de son futur partenaire de manipulation chimique, distraite par les retrouvailles avec son cousin. Elle avait aussi oublié l'arrivée de Julien, pourtant si particulière. Mais cela ne dura pas : Elena prit conscience de sa présence quand le nom du garçon fut mentionné avec le sien.
Subitement, son sourire insouciant se crispa. Elle saisit lentement ses affaires, essayant de contrôler son souffle, afin de ne pas éveiller les soupçons de son amie. Elle rejoignit calmement son partenaire à leur table, sans lever les yeux puis laissa tomber son sac au pied de sa chaise. Elle se tourna alors vers lui, ne pouvant désormais plus l'ignorer. Il affichait comme toujours un air décontracté et la regardait, un petit sourire en coin. Après avoir repris ses esprits, Elena l'observa longuement, le visage ferme, comme insensible. Il lui dit alors : - Hum, ça te dit de commencer l'expérience, ou tu préfères passer les deux heures à me détailler ? - La deuxième option est très intéressante, mais la première serait plus raisonnable. - Je suis tout à fait d'accord, ce serait plus raisonnable, répéta-t-il en chuchotant. Elena sourit, à l'aise. Elle avait compris qu'il ne fallait surtout pas lui montrer son appréhension.
Il saisit un tube à essais, jeta un coup d'oeil sur les instructions de l'expérience, puis le tendit à Elena : - Tiens, commence, je vais chercher le matériel manquant. Elena attrapa du bout des doigts l'objet, mais la main de Julien saisit la sienne, de façon si délicate qu'on l'aurait cru plus fragile que le tube de verre.

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# Posté le samedi 16 août 2008 17:09

Modifié le mardi 19 août 2008 16:24